QI Gong, pas cong !

Certaines boomeuses sont exceptionnelles, et donc admirables. Elles ont fait du sport toute leur vie. Elles ont une ligne de jeune fille, des abdos d’enfer, un port de princesse. Pas une miette de cellulite.

Un souffle à rendre haletant n’importe quel athlète. Bref, on aura compris que ce sont là des « super-women », que d’autres (dont je suis) envient très fort d’avoir été aussi énergiques, ou, en tout cas, d’avoir trouvé du plaisir là où je n’ai, moi, jamais vu que douleur et ennui.

 C’est dit. Ce billet sera-t-il un éloge de la flemme ? Pas vraiment.

Nous savons toutes que si nous n’avons pas le temps de faire quelque chose, c’est tout simplement que nous ne le prenons pas. Toutes les bonnes et mauvaises excuses de ne pas pratiquer une activité physique en sont ainsi éradiquées.

Ajoutez à cela le fait qu’au bout d’un certain temps, il y a aussi dans notre tête un petit Jiminy Cricket très bruyant qui nous somme de prendre un peu d’exercice, et le moment crucial arrive de choisir une activité plus physique que de taper sur le clavier de son ordinateur.

Laquelle, alors, qui convienne à notre tempérament ? Qui combine la tête et les jambes, et autant la tête que les jambes ?

Le QI GONG ! Voilà la réponse à notre problème

Ne le rejetez pas sous le prétexte fallacieux que vous ne savez pas comment ça s’écrit, ni comment ça se prononce. Ni même parce que vous avez de mauvais souvenirs du yoga ou des aiguilles de l’acupuncteur. Cela n’a rien à voir.

Le QI GONG est une gymnastique chinoise douce, qui fait intervenir tous les sens. Il fait travailler en douceur la concentration, l’équilibre, les muscles, dont il améliore la tonicité, la coordination, et bien entendu le souffle, le souffle vital.

Pour celles qui souhaitent une définition plus précise, voilà ce que l’on en dit sur wikipedia :

Le qi gong, chi gong ou chi kung (chinois simplifié : 气功 ; chinois traditionnel : 氣功 ; pinyin : qìgōng ; Wade : ch’igong), est une gymnastique traditionnelle chinoise et une science de la respiration, fondée sur la connaissance et la maîtrise de l’énergie vitale, et associant mouvements lents, exercices respiratoires et concentration. Le terme signifie littéralement « exercice (gong) relatif au qi», ou « maîtrise de l’énergie vitale ».

 Vous noterez au passage l’écriture chinoise, que je me contente de recopier bêtement, en espérant que cela ne dit pas de plus gros mots que ceux que je prononce au quotidien.

 Je pratique le Qi Gong depuis plus de trois ans. Avec une régularité qui m’étonne, au regard de mes tentatives précédentes en matière d’activité physique.

Juste une petite liste des avantages du Qui Cong :

 -Il se pratique à l’extérieur, mais aussi à l’intérieur, ce qui est très agréable pour les frileuses, et lors d’hivers mouillés.
– Il ne demande aucun équipement sophistiqué. Pas besoin de ces justaucorps que l’on porte sans culotte dessous, ni de chaussures à 300 €. Rien que ce que vous portez pour y aller, si c’est confortable. Talons aiguilles déconseillés, c’est tout.
– L’investissement en est donc raisonnable, tout comme son coût.
–  Vous n’en sortirez pas cassée, épuisée, en nage. C’est une activité que vous pouvez pratiquer à n’importe quelle heure, entre deux rendez-vous, ou même avant d’aller bosser.
– Vous arrivez contrariée, stressée, nouée, et vous en ressortez zen, cool, rassérénée.
– Le travail sur les poumons en hiver (sur le foie ou d’autres organes selon la saison) implique que votre début de rhume va s’envoler par la fenêtre avant que vous n’ayez le temps d’éternuer.
– Et, last but not least, les autres participants sont, en général, sympathiques. Mais, aucune compétition, aucune comparaison de performances, ni de tenue n’est de mise. On se contente de se concentrer sur soi-même, et de coordonner ses mouvements le mieux possible, ce qui, croyez-moi, requiert déjà pas mal d’efforts !

J’oubliais : comme pour toute activité, la compétence du professeur est essentielle. À Nice, je recommande donc Arlette Arabo, qui a su fidéliser la grosse flemmarde que je suis, et rien que ça, c’est un exploit !

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Photos © Denis Boulanger prises au cours de Chrystel Herbeaux del-Pino   

 

 

2 Comments

  • oh, merci, voilà qui va m’aider à entretenir le fruit de mes efforts de gym quotidienne !
    (moi aussi je n’ai toujours vu que souffrance et ennui dans le sport, bien que je me soie découvert un gout pour la muscu 🙂
    la personne qui illustre l’article est charmante et jolie, ça change de ces visuels déprimants qu’on a l’habitude de croiser sur le net, entre le sourire refait et le balayage faux blond.
    sinon je me permets d’ajouter que la génétique joue par la taille de l’ossature, une femme qui a le squelette d’une fille de 13 ans paraitra toujours plus jeune qu’une athlete charpentée, mais c’est vrai que le maintien joue, j’ai bien vu la différence en me musclant le dos.

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