A t’on vraiment besoin de vitamine D en hiver ?

par Odile Bagot

A t’on besoin de vitamine D en hiver ?  Le soleil a tiré son chapeau pour laisser place à des jours moins lumineux … C’est moyen pour le moral, mais c’est franchement mauvais pour le squelette car sans soleil, pas de synthèse de vitamine D par la peau.

Or, sans cette précieuse vitamine, le calcium est mal absorbé par l’intestin et vous avez beau vous bourrer de produits laitiers, cela ne sert à rien ! Le résultat des courses pour vos os, ce sera l’ostéopénie (il en manque un peu) ou l’ostéoporose et là, gare au fractures ! Pas réjouissant comme programme !

Vous avez beau être des femmes à la pointe de l’information en matière de santé, il vous arrive pourtant de ne plus vous y retrouver dans toutes les infos, parfois contradictoires que vous glanez deci delà.

N’étant pas omnisciente – sans que pour autant mes connaissances se limitent à la zone située entre le nombril et les genoux du spécimen femelle de l’espèce humaine – je suis allée puiser une partie de mes infos dans le rapport de 2013 de l’HAS (Haute Autorité de Santé) qui s’est farcie toute la littérature internationale à ma place, merci l’administration française ! Je vous prie de bien vouloir relever que cette dernière phrase, sous la plume d’un médecin n’est, pour une fois, pas à prendre au deuxième degré !

Vitamine D

La supplémentation systématique en vitamine D

Encore une mode ? Destinée à tous ? Vraiment utile ? Dangereuse ? Bien supportée ? Comment la prendre ? Quand ? Combien ?

Une mode de plus ?

NON, 81 % des femmes en France ont un taux de vitamine D inférieur au seuil optimal de 75 nmol/L. Autrement dit, cela nous concerne toutes et c’est bien pour cela qu’il est inutile – et d’ailleurs non remboursé – de faire un dosage sanguin de la vitamine D si vous n’avez pas de pathologie particulière (personnes âgées présentant des chutes répétées, transplantation rénale, chirurgie de l’obésité).
A défaut de ne pas tenir sur vos guiboles ou d’être passée par la case salle d’op, il vous reste des facteurs de risque qui justifient largement la supplémentation.

Je citerai les trois plus importants : le manque d’ensoleillement, un régime alimentaire carencé en vitamine D et l’inévitable ménopause !

Tous égaux devant la vitamine D ?

Pas du tout ! Vous avez plus de risque de carence si vous habitez Lille que Marseille, si vous avez la peau noire, êtes voilée, sédentaire ou âgée. Pour synthétiser les 3000 UI quotidiennes de vitamine D, il faudrait s’exposer corps entier au soleil pendant 15 minutes. Pas évident sous nos latitudes et nos coutumes …

Et ça sert à quoi, la vitamine D ?

Les seuls bénéfices prouvés sont les bénéfices osseux, c’est déjà pas mal !
Mais de nombreuses études laissent entrevoir d’autres actions bénéfiques sur :

– la prévention de certains cancers : sein, colon, prostate, pancréas
– le risque cardiovasculaire
– les défenses immunitaires et infectieuses

Bref, la vitamine D fait à peu près tout, sauf la vaisselle !

Est-ce dangereux ?

Il est difficile d’atteindre des doses toxiques, mais c’est pour éviter cela que les ampoules fortement dosées ne sont délivrées que sur prescription médicale. Par ailleurs, ne pas oublier que certains aliments transformés sont enrichis en vitamine D, en faible dose certes, mais jetez tout de même un coup d’oeil sur les étiquettes.

Où trouver de la vitamine D ?

Dans cette bonne vieille huile de foie de morue de notre enfance, pardi ! Même le poisson le plus blindé en vitamine D des profondeurs des mers froides ne fait pas le poids, car il est 10 fois moins riche en vitamine D que le foie de sa copine la morue ! Donc, trouver sa dose dans l’alimentation, à défaut d’adopter le régime alimentaire des inuits, on oublie !

Comment la prendre ?

Naturelle ou synthétique, en association avec le calcium ou seule ? Tous les jours, les semaines, les mois ou les trimestres ? Toute l’année ou seulement en hiver ?

Vous trouverez une foultitudes de spécialités de vitamine D, vendues en tant que « complément alimentaire » et non médicament, donc non remboursées, non contrôlées par la pharmacopée en particulier quant à leur teneur réelle en vitamine. D’expérience, mes patientes se supplémentant ainsi, se sont toujours révélées sous-dosées.
Du coup, pour les scrupuleuses et disciplinées, l’idéal est de prendre 3 gouttes de ZymaD par jour, une bonne moitié de l’année. Et pour toutes les autres, un schéma facile à suivre et que je prescris systématiquement à toutes les patientes : une ampoule de ZymaD 80 000 UI par mois pour les 6 mois d’hiver, d’octobre à mars environ. Votre médecin a évidemment l’opportunité de vous prescrire d’autres spécialités comme Stérogyl ou Uvedose. Petit avantage de ZymaD : l’excipient est de l’huile d’olive et d’orange, alors que pour l’Uvedose, c’est un dérivé du toluène.

Si l’on a un régime alimentaire suffisamment riche en calcium, il n’est pas nécessaire de prendre des comprimés de calcium qui, en que complétés par de la vitamine D3, ne vous dispensent pas pour autant de votre supplémentation hivernale.

[infobox bg= »redlight » color= »black » opacity= »on » subtitle= » »]Odile Bagot est gynécologue et auteure du Dico des Nanas. Suivez la sur sa page Facebook.[/infobox]

Lire aussi : Nos excuses pour ne pas changer nos habitudes alimentaires

Vitamine D : sous quelles formes la trouver en parapharmacie ?

La vitamine D, fréquemment appelée la « vitamine du soleil », occupe une place prépondérante dans le bon fonctionnement de notre organisme. Examinons les diverses formulations accessibles.
Le format le plus couramment rencontré est sans doute le complément sous forme de gélule ou de capsule. Ces préparations encapsulent la vitamine D dans des contenants biodégradables, permettant ainsi une administration dosée et précise.
Ce format favorise une assimilation optimale par l’organisme, tout en facilitant la préservation de la qualité du produit. Vous pouvez visiter cette parapharmacie afin de trouver de nombreuses les gélules qui vous conviennent.
L’autre option plébiscitée par un grand nombre est le complément liquide. Cette formulation permet d’ajuster précisément la dose souhaitée, ce qui s’avère particulièrement utile pour les jeunes enfants ou pour les personnes ayant des difficultés à ingérer des solides. Le complément liquide offre également l’avantage de pouvoir être mélangé à des aliments ou des boissons, facilitant ainsi son administration.
En marge de ces options plus traditionnelles, on retrouve des solutions novatrices telles que les sprays sublinguaux. Ces dispositifs permettent une absorption directe via la muqueuse buccale, promettant ainsi une efficacité accrue et une action rapide.
Enfin, une mention spéciale mérite d’être accordée aux formulations topiques. Il s’agit là de solutions cutanées, souvent enrichies en autres vitamines et minéraux, destinées à être appliquées directement sur la peau.
Les formulations topiques s’inscrivent dans une approche globale de la santé de la peau, et peuvent être une option intéressante pour ceux qui souhaitent combiner soin de la peau et complément alimentaire.
Face à cette panoplie d’options, il est opportun de se référer aux conseils d’un professionnel de santé pour faire un choix éclairé. La parapharmacie se révèle être une caverne d’Ali Baba, offrant une gamme complète de solutions pour répondre aux besoins individuels en vitamine D, gage d’un bien-être durable.

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1 commentaire

matchingpoints 16 septembre 2016 - 14h55

Nous avons la chance d’habiter dans le sud, donc nous pouvons éliminer le facteur manque de soleil !

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