Portrait-robot des anti-masques : les femmes de 50 ans surreprésentées !

L’obligation du port du masque a vu l’émergence de mouvements de contestation dont aucun pays ne semble épargné.  Si en France, cette contestation semble être plus modérée qu’ailleurs, la Fondation Jean Jaurès a voulu connaître le portrait-robot de ces militants anti-masques en France.

 

Antoine Bristielle, l’auteur de l’étude, s’est immergé dans les groupes Facebook anti-masques afin de voir s’il y avait un profil type. 

Si 64 % des citoyens français souhaitent que le port du masque soit obligatoire même dans les lieux publics ouverts – soit une augmentation de vingt points en l’espace de trois semaines – il n’en demeure pas moins qu’une riposte des anti-masques s’organise. Sur les réseaux sociaux, et en particulier sur Facebook, de nombreux groupes se sont créés afin de revendiquer leur refus du port du masque.

63% des femmes anti-masques !

L’enquête met en lumière des anti-masques aux profils tout à fait différents, mais ce qui est particulièrement surprenant, c’est la surreprésentation des femmes  (63%), avec un âge moyen de 50 ans. 
On constate également dans l’étude que le niveau d’éducation est, lui aussi, assez haut, avec un Bac+2 en moyenne. Les catégories sociales supérieures y sont également surreprésentées : les cadres et professions intellectuelles supérieures représentent 36 % des personnes interrogées, alors que leur poids n’est que de 18 % dans l’ensemble de la population française. Au contraire, les ouvriers et employés ne représentent que 23 % des anti-masques interrogés, soit la moitié de leur poids réel dans la population française. 

 Des chiffres qui me laissent perplexe 

Et là, je dois dire que moi qui serait plutôt pour (comme le chantait Boby Lapointe), j’ai été très étonnée par le portrait des anti-masques, particulièrement représenté par les femmes de 50 ans, et ne trouve pas d’explications à ce phénomène. Certes, on peut trouver que le port du masque n’est pas confortable, que parfois, l’obligation de le porter dans des rues désertes est excessive, mais il est difficile de contester son utilité en terme de santé publique. Il me semble que nous ne sommes pas devant un choix individuel, mais bien dans une action collective, où tout le monde a une responsabilité pour éviter de propager la Covid 19. Ce que semble oublier les anti-masques. Ne pas le porter n’est pas un geste de “résistance”,  mais bien un geste égoïste, puisqu’il met en danger les autres.

Que des femmes de ma génération, qui sont censées faire attention à leur santé et surtout à celle de leurs  parents ou de leurs proches, contestent le masque, me laisse perplexe ! 

anti-masque

Lire l’étude complète ici
 

 

Arielle Granat

Photo de Une © AFP 

 

2 Comments

  • Je suis surprise et un peu déçue, j’avoue par la fin de ton commentaire.. . “les femmes sont censées..”… C’est le rôle que la société a toujours voulu donner aux femmes et justement les féministes se battent contre cela et cette façon patriarcale de positionner la femme. La femme de 50 ans est un être à part entière qui a le droit d’avoir un avis différent par rapport à ce qu’on attend d’elle…

    • Oui ce commentaire n’engage que moi, mais je m’étonne que des femmes de cette génération refuse de porter un masque. Il ne s’agit pas du rôle que la société veut lui donner mais, selon moi, juste de bon sens actuellement.

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