Virée shopping avec sa fille

Quelle femme n’a pas rêvé devant les pubs Comptoir des Cotonniers, montrant une mère et sa fille rayonnante, d’être aussi radieuse pendant les sessions shopping du samedi.

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Quelle mère n’a pas attendu avec impatience le jour où elle irait faire du shopping avec sa fille, comme deux copines avec des fous rires complices ?
Mais quand ce jour arrive, est-ce un si grand bonheur ?

Zara, New Look, H&M, une virée shopping zen ?

Quand votre fille de 16 ans vous traîne le samedi des heures entières dans les temples de la mode qu’elle adore, j’ai nommé H&M, New Look ou Zara… on se sent un peu comme un cheveu sur la soupe. Debout dans la queue du vestiaire, tenant pour votre fille la pile de vêtements qu’elle compte essayer, on n’a qu’une envie, s’asseoir et enlever son manteau. Avec le chauffage à fond en hiver, et les bouffées de chaleur périménopause, vous vous sentez à la limite de la syncope. Quand enfin c’est le tour de votre fille d’entrer dans la cabine, vous la suivez bêtement, pensant enfin trouver un siège pour vous asseoir. Et là, une vendeuse vous explique que non, vous, vous devez rester dehors. Vous ne savez pas très bien pourquoi, mais vous obéissez ;  si par miracle, vous avez le droit de l’accompagner, vous vous apercevez qu’il n’y a pas de siège.

Lorsque votre fille vous demande l’air dépité pourquoi vous n’êtes pas emballée devant la mini ou le pull « troué », qu’elle « adooore »,  vous avez le droit à un  lapidaire  « t’y connais rien ». Mais comme vous êtes une mère très cool, vous répondez juste, si ça te plaît chérie

Comme votre mère !

Après 5 heures dans le centre commercial et l’achat du pull et de la mini, vous dites à votre fille, « on rentre je commence à fatiguer ». Vous avez alors l’impression bizarre de parler comme votre mère (donc de prendre un petit coup de vieux, car vous vous étiez promis de ne jamais, jamais, dire à vos enfants cette phrase ). Sauf qu’à votre époque, le shopping, ce n’était pas dans des H&M ou Zara, car il n’y en avait pas !
Non, à votre époque, le shopping avec votre mère, c’était peut-être moins fun niveau fringue, mais beaucoup moins fatigant. Quelques magasins qui avaient une sélection un peu plus «  jeune » que les autres multimarques. Pas de quoi y passer des samedis entiers.

Sandro, Maje, The Kooples, votre salut ?

Puis votre fille grandit, et vous pensez que le shopping va devenir plus sympa.
Avec l’âge, elle va forcément commencer à avoir du style et le bon goût de sa mère.
Maintenant elle craque pour Sandro, Maje, The Kooples… L’ambiance y est bien plus sympa, vous avez le droit de l’accompagner en cabine et même, luxe suprême, de vous asseoir. Bon vu les prix, c’est quand même un minimum.

Et c’est là, insidieusement, que le coup part.
Après qu’elle se soit trouvée un charmant top, vous vous décidez à essayer un manteau « ravissant, celui qu’il vous faut absolument ». Et là, votre fille vous regarde d’un air médusé, « Maman, encore un manteau mais t’en as déjà 5 ! ».
Définitivement, impossible d’acheter ce manteau sur un coup de tête, votre progéniture vous rappelant si gentiment le contenu de votre garde-robe. Dans votre for intérieur, vous vous dites que vous reviendrez toute seule pour vous faire plaisir.

Mais quand à la caisse, la vendeuse vous dit « comme votre fille est belle, comme elle vous ressemble » alors oui,  comme dans la pub, vous êtes fière, et c’est radieuse que vous sortez votre carte bleue.

 

Arielle Granat 

Photo © Comptoir des cotonniers

3 Comments

  • Par l’âge de nos filles, nous nous retrouvons plutôt dans le deuxième groupe, et cela se passe très bien ! Elles sont plutôt de bons conseils pour nous, et nous essayons de l’être pour elles. Par contre, dans très peu de temps, nous pouvons figurer dans le premier groupe, avec nos petits enfants…et là on sent déjà la fatigue !

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