Vive la rentrée !

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Non, ce n’est pas qu’un marronnier, même si les doyennes des Boomeuses se rappellent avoir foulé les feuilles mortes de ce bel arbre dans la cour de leur école, au beau temps où cette rentrée avait lieu plus près du mois d’octobre que de celui d’août.

Non, la rentrée n’est pas qu’une accumulation de corvées, de contraintes et de cafard…

La rentrée, c’est un vrai bonheur, surtout si l’on considère ce qui suit :

 

– Finis les embouteillages pour se rendre de la location à Perpette-soi-disant-sur-mer jusqu’à une plage bondée, grouillante de marmots bien plus mal-élevés que ceux de sa propre tribu. Sans parler du temps de trajet initial effectué par une journée classée noire, parce qu’il fallait y arriver un samedi, forcément…
Certes, ça bouchonne aussi chez soi, mais au moins on y connaît les itinéraires futés qui permettent d’éviter de se retrouver coincé pendant des heures en plein cagnard.

 

– Finie la galère pour ravitailler ladite tribu dans des supermarchés étranges, qui proposent des produits bizarres, à des prix défiant toute concurrence-plus-cher-y-a-pas, tourisme oblige.
Certes, chez soi on se fait arnaquer tout pareil, mais au moins on sait par qui.

– Finies les nuits passées à se retourner dans son lit, en raison d’un matelas à ressorts auquel on ne s’habitue pas / des moustiques / du bruit de ceux pour qui vacances riment avec fracas de décibels jusqu’à l’aube / des mouettes / des grenouilles / des animaux de la ferme voisine.
Certes, chez soi aussi il arrive que l’on dorme mal, mais seulement quand on a mal digéré un truc, comme par exemple l’état de ses finances à la fin du mois d’août.

– Finie la grasse mat’ qui désorganise votre horloge interne, et vous empêche de profiter du lever de soleil sur la montagne / le lac / la mer / les champs de tournesols.
Certes, chez soi, on peut s’en payer une aussi, mais rien que le week-end, et au moins on en profite vraiment, sachant à quel point elle est exceptionnelle.

– Finie, la prise de tête pour savoir comment occuper des jeunes toute la journée en évitant les pièges tentants dans lesquels ils pourraient tomber. Ils vont gentiment retourner à leurs chères études et ce sera au tour des profs de se les coltiner, c’est leur boulot, non ?
Certes, on se fera autant du souci pour eux une fois les vacances terminées, mais qui a dit que c’était facile d’élever des enfants ?

 

En revanche, une fois rentrée chez soi, quel plaisir d’y retrouver des machines qui marchent, des robinets qui vous obéissent au doigt et à l’œil, un lit douillet, un réseau wifi efficace – et le chat. Quelle satisfaction de voir rouverts dans son quartier tous les petits commerces que l’on adore, et d’entendre la question rituelle, si personnalisée, de la bouchère : « Alors, c’était comment, ces vacances ? », parce qu’on y répondra avec un brin de malhonnêteté : « Super, mais la reprise est difficile ! » – quand, au fond, on a envie de dire : « Oh, rien de spécial vous savez, je suis bien contente d’être rentrée ! »

 

 

 

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