La plage, on en revient …

plage-les boomeuses-femmes-50 ansLa plage, on en revient …

Voilà, les vacances sont presque finies … On est hâlé et ça donne un air de bonne santé, on a fréquenté les plages jusqu’à point d’heure.

Et c’est de cela dont j’ai envie de parler aujourd’hui. Je ne sais pas vous, mais moi, ce que j’aime par dessus tout à la plage c’est regarder les gens.

Et les gens à la plage, c’est pas jojo… comme je ne suis pas peste, je vais chercher à comprendre le truc. D’abord le corps nu, on triche pas .. autant de jolis habits peuvent dissimuler un petit ventre, des cuisses un peu fortes… autant à poils, c’est foutu. La déglingue totale, alors foutu pour foutu, il y en a qui la jouent à fond. 

Total relâchement, y compris des habitudes. En ville, en terrasse, on essaye de ne pas parler trop fort, mais là sur la plage, c’est un peu comme si tout le monde faisait du théâtre juste pour sa troupe perso : les gens s’ engueulent ouvertement et pas à mots couverts, les bébés hurlent en pleine chaleur sous leur sorte de toile de tente, les postérieurs s’alignent sous notre nez. Le maillot ne suffit pas à cacher la misère de la peau nue, des poils, des tatouages à tout va, des boutons, des creux et bosses, de la peau qui pend, du ventre qui d’un coup n’est plus contenu par rien et qui se laisse aller, passe par dessus le petit maillot… vous voyez de quoi je parle , bref, c’est un peu comme si tout n’était que renoncement à tout.

Les serviettes ne vont pas avec le maillot qui lui même ne va pas avec le corps, lequel corps ne va plus bien du tout

Cette année, je suis restée à l’ombre dans une jolie chemise d’homme et je n’ai montré que mes jambes et un peu le visage… Peut être parce que j’ai relu Françoise Sagan, j’avais en tête des cabriolets, la frime en bateau, des dorures et des morsures de soleil, du sable qui glisse entre les doigts (et pas des plages pleines de mégots), des petites criques, des maillots blancs, des corps minces et bronzés, un verre bu nonchalamment au bar chic de la plage, un pas de danse esquissé sous la lune et de la musique jazzy en fond … j’avais tout ça, c’était léger, doux et ça faisait du bien, il suffisait de fermer les yeux et de se boucher les oreilles !

 

Dominique Mallié, blogueuse nous livre chaque mercredi sa vision de cinquantenaire sur des sujets qui la touchent, l'émeuvent ou la font s'interroger sous la forme de chroniques au ton décapant. Elle tenait le blog «chic, j’ai cinquante ans » sur l’Express Styles avant de rejoindre Les Boomeuses. Prof de lettres, elle organise régulièrement des lectures de textes qu'elle écrit dans sa ville d' Avignon. Passionnée d'art, elle court les expositions et nous fera également partager quelques-uns de ses coups de coeur pour les artistes.

 

Lire aussi : l’épreuve du maillot de bain 

 

11 Comments

  • La plage, c’est un vrai spectacle, il y a du beau, un peu, et il y a surtout le reste. D’ailleurs, comment faire pour lire un livre, tant ce spectacle est prenant, on peut faire des études sociologiques !
    Mais ne soyons pas trop dures avec les corps, à condition que le bon goût les accompagne…

  • Oh c’est gai aussi les enfants ou petits enfants qui courent ,vous éclaboussent..le vendeur de beignets..ou alors je suis trop jeune 🙂

  • La plage je la laisse l’été aux nordistes en manque de soleil et de vagues bleues et je la reprends via les sentiers douaniers et d’ici peu … quand il seront tous partis ! A moi la quiétude et la douceur marine … ;))

  • La plage …. c’est là que j’ai fait mes premiers pas, mes premiers pâtés … Bref, une vraie passion. Sauf ….. que c’était en Bretagne et qu’en ce temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, tout n’était que tranquillité, douceur, temps feutré par excellence. Des lieux où l’éducation et l’élégance avaient un sens. (Hum, les élégantes de Dinard …..) Forcément, on ne s’en remet jamais (et tant mieux au fond) et les plages bondées, bruyantes avec le lot de “déglingle totale” , c’est pour moi “courage fuyons” ….

    La plage …. c’est pour moi surtout et avant tout l’antichambre de la baignade. J’aime nager, marcher dans l’eau. Et la foule bigarrée et bruyante, je reconnais que je la fuis. J’aime la plage le matin à l’aube, le soir après le départ de la cohue.

    Même si je lis confortablement installée sur mon transat, j’aime à ne pouvoir entendre que le bruit de la mer ou des mouettes.

    Et là, je vais totalement assumer mon côté certainement réac, bourgeois, (enfin tout ce que vous voulez), mais ayant élevé mes enfants, j’ai (nous !) avons fait le choix de pouvoir savourer des lieux calmes sans avoir à supporter désormais le bruit de ceux des autres.

    Donc vive les criques où il faut laisser la voiture et s’aventurer un peu plus loin. Mais surtout, vivent les plages privées. J’ajoute que mes vacances ne se déroulent pas en France, car je pense que le budget exploserait effectivement dans ce cas là. Et que le prix quasiment dérisoire, reversé par le plagiste à la ville, permet d’entretenir les plages publiques …. Mais le silence et le temps sont deux luxes qui n’ont pas de prix.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *