“Adieu Ferdinand ! Suite et fin“ : Philippe Caubère, les jeux sont faits, rien ne va plus

La saga du Roman d’un acteur de Philippe Caubère, qui débuta sur scène en 1981, se clôt au Théâtre du Rond-Point avec ses trois ultimes pièces jouées en alternance par le comédien : La Baleine et le Camp naturiste, Le Casino de Namur I et enfin Le Casino de Namur II, créée ici pour la première fois. La fois de trop pour Caubère et son double Ferdinand ?

Quand on est fan absolu de Philippe Caubère, comme c’est mon cas,  chaque nouvel opus de l’épopée de Ferdinand est attendu tel le Messie. On reste après chaque spectacle abasourdi par le “monument“ théâtral qu’a érigé l’acteur depuis près de 40 ans, retrouvant à chaque fois sa galerie de personnages avec délectation et son incroyable aura sur les planches, où il alterne séquences hallucinantes, grotesques, hilarantes et nostalgiques.

De ces trois derniers volets du Roman d’un acteur, on conseillera au spectateur La Baleine et le Camp naturiste et Le Casino de Namur I. Le premier, désopilant, voit Ferdinand “puni“ de son infidélité par son épouse qui l’entraîne dans un camp de nudistes, tandis qu’on le retrouve en Belgique dans Le Casino I en compagnie de deux copains acteurs, l’un belge et l’autre méridional, dans une version “plat pays“ d’Affreux, sales et méchants.

Cet épisode planté dans le décor d’un champ de betteraves du côté de Louvain (rappelons que comme d’habitude, le comédien joue sur un plateau dénudé de tout artifice, hormis une chaise vide…), orgueil de la famille Pétrieux, est réjouissant de méchanceté et de drôlerie, du très grand Caubère.

Plus dispensable, l’épisode final tourne malheureusement en rond. Si on rit beaucoup au début, on finit par s’ennuyer ferme dans ce Casino de Namur II, où la roulette tourne à vide à force de situations répétitives.
Adieu Ferdinand ! Suite et fin, c’est Philippe Caubère pour le meilleur et pour le pire.

Théâtre du Rond-Point
plan accès Rond-Point
2 bis avenue Franklin D. Roosevelt Paris 8e
Les 3 pièces se jouent en alternance jusqu’au 5 janvier 2020.

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