Le Papy Foot, un jeu intergénérationnel

Parfois, avec l’âge nos parents peuvent souffrir de solitude. Aujourd’hui, de nombreuses initiatives permettent de créer du lien. Certaines activités offrent même l’opportunité de retrouver une seconde jeunesse, à l’image du papy-foot.

baby foot

Le baby-foot, ambiance assurée

Le baby-foot on a toutes adoré y jouer ado et adulte. Pour retrouver l’ambiance joyeuse et survoltée des cafés, bars et bistrots de notre jeunesse, on peut trouver chez René Pierre des modèles de fabrication française alliant robustesse, plaisir du jeu et toucher de balle.

Après le lycée, on retrouvait nos copains pour des parties endiablées, ponctuées de cris et de rire. Aujourd’hui encore ce jeu continue de faire des émules parmi les jeunes. Et les personnes âgées qui  jouaient au baby-foot dans leur jeunesse vont adorer se replonger dans ce jeu qui leur rappellera des bons souvenirs. Nos parents, vivants parfois seuls, souffrent de ne pas garder de vie sociale. Les jeunes de leur côté, ont parfois d’autres préoccupations que de s’occuper de nos aînés. L’association Tatane a cherché à réduire l’écart qui existe parfois entre les deux générations, à travers divers évènements qu’elle organise.

Le foot, un sport qui doit rester un jeu

Le mouvement collectif Tatane, créé en 2011 sous l’impulsion de Vikash Dhorasoo, ancien joueur international, Pierre Walfisz, producteur et Brieux Férot de So Foot, s’est fixé pour objectif de réunir les amoureux du ballon rond des « Quartiers Politiques » où le chômage touche presque 30% de la population active. Les juniors sont invités à se retrouver sur un terrain pour jouer sans prise de tête, conformément au leitmotiv des initiateurs du mouvement selon laquelle le foot doit rester une activité ludique et joyeuse. Pour les jeunes, ces moments sont une bulle d’oxygène qui leur permet d’oublier la routine du quotidien. Ils y acquièrent de nouvelles valeurs où la camaraderie prime.

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Le papy-foot, redonner envie aux seniors de s’amuser

Le papy-foot part du même principe. Comme son nom l’indique, le jeu met les seniors à l’honneur dans un tournoi de baby-foot organisé tous les mercredis dans 23 résidences pour seniors de la région parisienne. Les plus de 65 ans qui constitue près de 20% de la population a souvent été laissé pour compte. Ce jeu leur redonne envie de s’amuser (sans courir après le ballon tout de même), de vivre la même ambiance que sur un terrain ou celle du bar qu’ils fréquentaient plus jeunes, de rencontrer du monde. En 2016, la première édition du tournoi de papy-foot a été lancée dans les maisons de retraite de la région parisienne avec le soutien du Centre d’action sociale de la ville de Paris (CASVP) en parallèle avec l’Euro 2016. Plusieurs éditions plus tard, le papy-foot séduit toujours autant.

Des équipes intergénérationnelles pour rompre l’isolement des seniors

Un junior des centres de loisir parisien et un senior des maisons de retraite forment une équipe et en affrontent une autre. Des matches intergénérationnels qui tranchent l’isolement des résidents et qui permettent aux jeunes (qui pourraient être leurs petits-enfants) de découvrir un autre monde que celui qui est le leur au quotidien. Au fil des matches, des liens sociaux se créent et des amitiés se nouent autour d’un jeu, l’un des plus populaires au monde. Le Baby-foot devient un outil d’échange et de transmission intergénérationnel.

Un tournoi fort en émotion

Chaque édition du tournoi de Papy foot est l’occasion pour tous de découvrir une autre facette du baby-foot, loin des clichés habituels, celui de la chope de bière et des bars enfumés. Chaque match, qui se déroule chaque mercredi, dans l’une des 23 résidences senior de la ville de Paris, est une fête en soi. Dans une ambiance enflammée, supporters et supportrices acclament les équipes participantes, et celles-ci se donnent à fond pour offrir un spectacle où le fair-play est au rendez-vous. Pour les seniors, ces rencontres sont autant de tremplins pour briser le cycle de la solitude et leur permettre de refaire de l’activité physique, s’ils n’en ont pas fait depuis longtemps dans leurs résidences respectives. Ils peuvent aussi partager leurs souvenirs avec les plus jeunes et leur transmettre leurs expériences. Ils se sentent utiles. Pour les jeunes issus de milieux parfois difficiles, le contact avec les seniors est une source d’épanouissement à plusieurs niveaux. L’épanouissement psychologique est sans doute le plus important, car dans un contexte social compliqué, les jeunes retrouvent confiance en eux, et se sentent revalorisés au contact de leurs aînés.

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