la maison du loup

La Maison du loup, de Benoît Solès
une invitation au dernier voyage
de Jack London

par Arielle Granat

Après « La machine de Türing » récompensé de 4 Molières en 2019 et qui se joue toujours avec autant de succès, l’auteur et comédien Benoît Solès revient au Théâtre Rive Gauche avec sa nouvelle pièce, « La Maison du loup », hommage au mythique écrivain américain Jack London.

Benoît Solès et son complice metteur en scène Thierry Petitgirard sont des conteurs, attachés aux extraordinaires destins. Celui de Jack London, l’écrivain américain le plus lu au monde, leur offre ici une dramaturgie parfaite.

Nous sommes en 1913, alors que l’auteur célébré de L’Appel de la forêt, Croc-Blanc, Martin Eden… est reclus dans l’impressionnant manoir qu’il a fait construire sur les hauteurs de San Francisco, en pleine forêt. Une bâtisse qui lui a coûté une fortune et où il se noie dans l’alcool, au désespoir de son épouse et « partenaire » Charmian (Anne Plantey), qui l’a littéralement porté durant toute sa carrière et tente vainement de lui redonner le goût d’écrire, alors qu’il est en panne totale d’inspiration.

la maison du loup, théâtre

 

La genèse du dernier livre de Jack London,  Le vagabond des étoiles

Celle-ci viendra-t-elle d’un homme, Ed Morell (Benoît Solès) ? Ex-détenu du pénitencier de San Quentin, ce dernier a écrit un article dans un journal pour tenter d’attirer l’attention sur la future condamnation à mort de son ami et compagnon de détention Jacob Heimer. Charmian l’a lu, pense que c’est un bon « sujet » pour Jack London (Amaury de Crayencour) et l’a invité dans le « Manoir du loup » pour qu’il tente de convaincre l’écrivain.

Nous assistons ici à la genèse du dernier livre de Jack London, « Le vagabond des étoiles », narrant l’horreur d’un prisonnier isolé dans une cellule de deux mètres sur trois. Un défi pour l’écrivain navigateur qui parcourut le monde, dont l’ultime livre bouleversa le public et contribua à réformer le système pénitentiaire américain.

Le trio de comédiens rivalise de puissance et d’émotion dans cette joute verbale d’une intensité rare, parfois à l’excès. Dans un décor de toute beauté où la nature le dispute au « confinement », le spectateur reste captivé par cette histoire, tellement contemporaine.

 

La Maison du loup
Un texte de Benoit Solès
Mise en scène Tristan Petitgirard
Jusqu’au 28 janvier
Théâtre Rive Gauche
6, rue de la Gaîté 75014 Paris
Tél : 01 43 35 32 31

 

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Photos @Fabienne RAPPENEAU

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