Pourquoi on va aimer l’expo Vermeer et les Maîtres de la peinture de genre, au Louvre du 22 février au 22 mai !

Vermeer-musee du louvre

Comme il y en a qui attendent le printemps, moi qui vibre au nom de quelques peintres, et j’écris « quelques » et c’est un pieux euphémisme,  je me réjouis à l’idée de l’expo Vermeer et les Maîtres de la peinture de genre.  Comme j’ai la réjouissance partageuse, je vais me réjouir avec vous et vous donner envie de vous précipiter, dans vos pérégrinations parisiennes, au Louvre.
Déjà l’expo réunit un tiers des oeuvres du Maître. Elle se concentre sur 72 scènes de petit format, toutes plus élégantes les unes que les autres, conçues entre 1650 et 1670, époque où la Hollande est à son apogée, poumon financier de l’Europe. Des oeuvres de Vermeer bien sûr mais aussi de ses contemporains comme Gérard Dou ou encore Gerard Ter Borch ou Gabriel Metsu.

La peinture de genre s’installe donc ici, dans des intérieurs cossus et se fait toute en intimité et délicatesse.

On connait toutes La Dentellière et son application à l’ouvrage, ses contours flous, ses couleurs pures. Endetté du fait de sa nombreuse famille ( 15 enfants!), Vermeer aura connu sa vie durant des soucis financiers qui ont grevé sa production.
Louis XIV et l’armée de coalition envahit les Pays-Bas en 1672 ; en manière de défensive, les Hollandais font sauter les digues et noient une partie du pays qui se retrouve alors dans une situation économique catastrophique. Déjà endetté, Vermeer ne se remettra pas de ce terrible coup de l’histoire et cela provoqua probablement sa mort.
Il reste que ses tableaux nous parlent et nous émeuvent. Je pense, par exemple, à La jeune fille à la perle tant on devine, dans ce regard, d’interrogations et d’émotions contenues. Vermeer, le Sphinx de Delft, comme se plaisait à l’appeler un critique contemporain, parvient au delà du sujet à nous faire saisir la profondeur de l’humain par les jeux de lumières et les attitudes. C’est un grand peintre qui a su dépasser une vie difficile pour nous conduire vers des scènes de poésie pure.
[infobox bg= »redlight » color= »black » opacity= »on » subtitle= » Dominique Mallié, blogueuse nous livre chaque mercredi sa vision de cinquantenaire sur des sujets qui la touchent, l’émeuvent ou la font s’interroger sous la forme de chroniques au ton décapant. Elle tenait le blog «chic, j’ai cinquante ans » sur l’Express Styles avant de rejoindre Les Boomeuses. Prof de lettres, elle organise régulièrement des lectures de textes qu’elle écrit dans sa ville d’ Avignon. Passionnée d’art, elle court les expositions et nous fera également partager quelques-uns de ses coups de coeur pour les artistes. »][/infobox]

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2 commentaires

Christine Bossu 14 février 2017 - 10h13

Voilà une expo que je me promets de ne pas rater !!!

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dominique mallié 14 février 2017 - 21h44

oui moi aussi, nous avons jusqu’en mai ….:)

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