C’est assurément l’une des plus belles villes du monde et, alentour, du Nord au Sud, la région recèle des merveilles. Vols directs, pas de décalage horaire : Le Cap en Afrique du Sud est une pépite à visiter où à revisiter.
Il y a des villes qui se visitent, et d’autres qui se vivent. Le Cap, surnommée cité-mère de l’Afrique du Sud fondée en 1652, appartient à cette deuxième catégorie. Installée au bord de la baie de la Table, adossée à sa montagne emblématique coiffée des deux reliefs complices, Lion’s Head et Devil’s Peak, elle semble avancer vers l’océan comme une danseuse sûre de ses lignes.
Son nom fait écho au mythique cap de Bonne-Espérance, situé 47 km plus au sud, découvert par les navigateurs portugais, promesse d’un autre monde.
Aujourd’hui encore, c’est une promesse. Celle d’un voyage où tout fait sens : la nature, la mémoire, la lumière, la douceur.
La ville et la montagne : un duo qui respire, un rythme à adopter
Le Cap, c’est d’abord une énergie. Une ville océanique, vibrante, mais jamais pressée. Les habitants aiment y prendre le temps — celui d’un café sur le port, d’un marché dans le quartier branché de Woodstock, d’un coucher de soleil à Clifton, les pieds dans le sable tiède.
Très vite, un repère s’impose : la montagne de la Table. On la voit de partout. On la cherche même des yeux comme une figure protectrice.
On y monte en téléphérique ou à pied. Au sommet, le silence étonne. L’horizon s’ouvre en grande largeur comme une vérité simple : le monde est vaste, et vous en faites partie. Les fynbos — petites plantes endémiques— frémissent au vent.
Robben Island : l’île qui a forgé une nation
Face à la baie, une autre silhouette marque le paysage : Robben Island, l’île-prison où Nelson Mandela fut détenu pendant 18 ans. On y accède en ferry.
La traversée est courte, mais la transition est forte. Les bâtiments sont austères, les couloirs étroits, la cellule de Mandela minuscule. Ici, la visite n’est pas un simple arrêt historique : c’est une rencontre avec la résilience humaine, racontée par d’anciens prisonniers eux-mêmes. Comprendre Le Cap, c’est accepter cette dualité : le sublime et le grave, l’éblouissant et le douloureux.
La péninsule : une route vers le bout du monde
Descendre la péninsule, c’est vivre un film en panoramique d’une exceptionnelle beauté.
La route de Chapman’s Peak, suspendue entre océan et falaises, offre des points de vue fascinants et des plages de toute beauté à l’aplomb des falaises recouvertes d’une végétation basse qui abrite, entre autres, les Protéas, fleur nationale d’Afrique du Sud. À Kalk Bay, les pêcheurs vendent du poisson frais sur de vieux étals en bois. À Simon’s Town, on marche sur des trottoirs bordés de maisons victoriennes pastel. En chemin on croise des autruches, des daims, des babouins, les otaries; en saison on peut apercevoir des baleines.
Et puis viennent les manchots du Cap, à Boulders Beach.
Adorables, drôles, maladroits, mais aussi en voie de disparition… Leur population a chuté de manière alarmante en quelques décennies à cause de la surpêche et du réchauffement climatique. On les regarde sans les toucher, on les photographie sans les déranger. Ils avancent de leur pas pataud entre les rochers comme des personnages en costume noir et blanc qui auraient oublié d’où ils viennent.
Le voyage se poursuit jusqu’aux falaises du cap de Bonne-Espérance, battu par les vents. L’océan s’y brise avec une force primitive. Le véritable mélange des eaux de l’Atlantique et de l’Océan Indien se situe quelques kilomètres plus loin que le lieu impressionnant de Cape Point où les touristes s’arrêtent et se photographient devant ce qui est l’un des points le plus au Sud du continent africain.


Le vignoble : élégance, gastronomie et culture du temps long
À l’intérieur des terres, changement d’ambiance.
Stellenbosch, Franschhoek, sont des pépites. C’est la riche région des vignobles parfaitement alignés, abrités par les montagnes rondes. Les demeures blanches d’architecture cape-dutch semblent sortir d’un paysage suisse. On peut même croiser des oliviers et des parterres de lavande
On déguste un chenin blanc, on découvre un pinotage — cépage emblématique du pays — et on comprend vite que le vignoble sud-africain majoritairement planté par des huguenots français (d’où les noms français des vignobles) n’a rien à envier aux grandes régions européennes.


Dans les restaurants gastronomiques, les chefs réinventent la cuisine locale avec finesse, fraîcheur, simplicité, élégance. C’est une parenthèse raffinée, idéale entre amis, en couple, ou simplement pour soi.
Montagnes, plages, vignobles, falaises, réserves naturelles… Tout s’enchaîne sans jamais se ressembler. Le Cap comme l’Afrique du Sud en général, est une succession d’émerveillements, un tableau vivant qui change de lumière à chaque heure.
Infos pratiques
Quand partir ?
– Idéal : d’octobre à avril (été austral, sec et ensoleillé).
– Hiver austral (juin-août) : plus frais, quelques pluies, mais parfait pour observer les baleines.
-comptez 12 heures de vol en vol direct. Avantage : nous sommes sur le même fuseau horaire, il n’y a donc aucun décalage horaire
Durée conseillée :
– 5 à 7 jours pour la ville + la péninsule.
– 2 à 3 jours supplémentaires pour le vignoble.
Comment se déplacer ?
– Voiture de location recommandée pour profiter de la péninsule et du vignoble. Attention, ici on roule à gauche
– En ville : Uber est très utilisé
À ne pas manquer :
- La montagne de la Table (téléphérique au coucher du soleil) pour les contemplatifs autant que pour les sportifs
- Robben Island
- Les manchots de Boulders Beach
- Chapman’s Peak Drive
- Le cap de Bonne-Espérance
- Dans la ville : Bo-Kaap et ses maisons colorées
- Une dégustation dans un domaine historique de Stellenbosch ou Franschhoek
- Les innombrables boutiques du waterfront et des galeries marchandes et le magnifique artisanat de ce pays
Evelyne Dreyfus
Photos Evelyne Dreyfus et Jacques Douay
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