Niki de Saint Phalle
au Grand Palais

Niki de Saint Phalle en train de tirer. Photographie en noir et blanc rehaussée de couleur, extraite du film Daddy. Photo Peter Whitehead.
Niki de Saint Phalle en train de tirer. Photographie en noir et blanc rehaussée de couleur, extraite du film Daddy. Photo Peter Whitehead.

Vite, vite avant le 2 février courez voir au Grand Palais la rétrospective de Niki de Saint Phalle, cette féministe autodidacte qui est l’une des artistes les plus populaires du XXe siècle.

Même si sa vie fut plus tragique qu’heureuse même si son travail oscille entre la gaité et la révolte on ressort de cette exposition avec des couleurs plein la tête. Plus de 200 œuvres, venues du monde entier, pour découvrir son univers peuplé de monstres et de châteaux, de fées, d’arbres merveilleux et d’animaux.

Comment ne pas être ébahie devant ses célèbres Tirs, ces performances où elle tire sur des tableaux recouverts de plâtre blanc. Des petites poches de peinture dissimulées derrière la toile la font littéralement saigner.
Comment ne pas être émue devant ses lettres d’amour-BD, adressées à son mari Jean Tinguely, devant ses Mères dévorantes où elle nous révèle sa part d’ombre.
Comment ne pas sourire devant ses célèbres nanas dansantes, et comment ne pas retrouver son âme d’enfant dans son Jardin des Tarot (en Italie) rempli d’immenses sculptures représentant les cartes de ce jeu.

Comme le dit si bien Jean Tinguely « Niki de Saint Phalle est le plus grand sculpteur de tous les temps, puissante et libre, propre et folle, dingue et forte, superbe et sensible».

Leaping Nana. Planche de Nana Power 1970, sérigraphie sur papier vélin d’Arches, Sprengel Museum, Hanovre, donation de l’artiste en 2000, copyright ©Niki Charitable Art Foundation.
Leaping Nana. Planche de Nana Power 1970, sérigraphie sur papier vélin d’Arches, Sprengel Museum, Hanovre, donation de l’artiste en 2000, copyright ©Niki Charitable Art Foundation.

 

 Tree of Liberty, maquette 2000, polyester, peinture et feuilles d’or © Niki Charitable Art Foundation, photo Ed Kessler

Tree of Liberty, maquette 2000, polyester, peinture et feuilles d’or © Niki Charitable Art Foundation, photo Ed Kessler

Au Grand Palais, 3 avenue du Général Eisenhower. Tous les jours sauf le mardi, de 10h à 22 h. Fermeture à 20 h les dimanches et lundis. Tarifs : 13 €, 9 € TR (16-25 ans, demandeurs d’emploi, famille nombreuse).

Gratuit pour les moins de 16 ans, bénéficiaires du RSA et du minimum vieillesse. Informations et réservations

 

 Brigitte Tixier

 

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