Ménopause et radada

Toute ménopausée que nous soyons, nous n’en sommes pas pour autant rangées des voitures côté gaudriole ! Vous me pardonnerez de traiter notre petite affaire avec légèreté et humour (pas toujours léger, mais tant pis !), cela rendra la chose bien moins dramatique.

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Pour commencer, une mise au point s’impose, histoire de ne pas vous imaginer que je vous promets la lune.

Si avant la ménopause, ce n’était déjà pas la joie, un câlin tous les tremblements de terre et encore, en comptant les mouches au plafond, faut pas rêver, vous pouvez toujours vous tartiner tout le corps d’oestrogènes, vous n’êtes pas prête à faire fondre la banquise !

Si au contraire, ce n’était pas si mal avec Polo, même si on ne se saute plus dessus au premier regard lubrique comme à nos débuts, qu’on privilégie la qualité à la quantité ( moi j’veux bien les deux, gémit mon époux qui lit sur mon épaule) et que malgré les avatars qu’on a rencontrés, on s’est toujours retrouvés, alors la ménopause n’est qu’un aléa parmi d’autres, et le traitement hormonal votre meilleur ami !

Parce que, pour le radada, la ménopause, ce serait plutôt sympa : plus besoin de se préoccuper de contraception, inutile de guetter un moment favorable quand ces charmants bambins sont chez belle-maman ou profondément endormis, oublié le verrouillage obligatoire de la porte de la chambre à coucher et zéro risque d’entendre la petite dernière appeler Mamaaaan ! juste quand on allait décoller ! N.B : quand Polo appelle sa mère dans ces moments-là, c’est pour une autre raison … En prime, vu le nombre d’heures de vol avec Polo, s’envoyer en l’air de mille et une manières, on sait faire ! Le hic dans tout ça, c’est que, privée de nos oestrogènes, on se sent toute chose. On dort mal, on se sent raplapla et on démarre au quart de tour à la moindre contrariété. Pour couronner le tout, ces fichues bouffées de chaleur viennent sadiquement nous rappeler notre état de femme ménopausée et partant, l’avancée inexorable de l’âge.  Miroir, miroir, suis-je toujours la plus belle ? On a le moral en berne, le vagin au sec et tout ça, ce n’est pas top pour la libido ! J’avoue, je noircis volontairement le tableau et il n’est pas interdit de faire quelques nuances … de Grey !

Et le Polo dans tout ça ? Ben, il est un peu déboussolé.

On va commencer par lui expliquer qu’on est passée de l’essence au diesel – «  faut chauffer le moteur un peu plus longtemps pour qu’il démarre, mon chéri » – d’autant plus que lui aussi a le droit d’avoir les bougies encrassées (surtout s’il fume et stresse au boulot) et que sa belle mécanique risque également d’accuser quelques ratés !

Et voilà comment, petit à petit, les rapports s’espacent, on préfère faire l’impasse plutôt que de tomber en panne et tout-à-coup, on se rend compte que cela fait trois mois qu’on n’a plus fait l’amour ! Il est encore temps de prendre le traitement hormonal de la ménopause : plus de bouffées de chaleur, retour du sommeil, une muqueuse vaginale de jeune fille, un meilleur tonus, et on retrouve l’énergie et l’envie d’aller titiller le Polo !

Et si malgré tout ça, la machine à faire des câlins est toujours en rade parce qu’on a désamorcé la pompe, un simple counselling sexologique vous remettra sur les rails. A découvrir dans la prochaine chronique !

Photo du film 3 fois 20 ans, de Julie Gravas avec Isabella Rossellini et William Hurt.

4 Comments

  • C’est drôle car chez moi c’est tout l’inverse….
    Une ménopause qui se vit très bien… aucun symptôme à déplorer…

    Et une libido au top ! et même très au top…

    Serais-je un cas unique…..

  • Merci Odile pour cet article … je suis pour le traitement à 100% car je fais confiance à mon gynéco.. j’ai essayé sans et bien j’y reviens vite car la libido en berne, la sécheresse vaginale, l’humeur vagabonde, les bouffées de chaleur suivies de grands frissons sans pouvoir se réchauffer, non vraiment pas envie de gâcher mon temps…alors puisque ça existe, je le prends, tout comme je me vaccine contre la grippe toutes les années. Je pense qu’il faut utiliser les progrès de la medecine et arrêter d’avoir peur de tout et d’écouter 36 sons de cloches dont le sens commun est la désinformation. Votre punch devrait déjà faire envie à beaucoup 🙂

  • Si le couple tient la route comme tu dis, de nombreuses alternatives peuvent être trouvées et rendre la gaudriole encore plus fun ! Et puis le traitement c’est bien beau, mais pas plus de 5 ans, alors c’est reculer pour mieux sauter… plus tard.

    • Avec beaucoup de retard, voilà une précision utile : aucune étude n’a montré qu’il était dangereux de poursuivre le traitement au delà de 5 ans, bien au contraire ! Alors, si nécessaire, profitons-en !

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