Sandrine Catalan-Massé, journaliste et romancière

Portrait de Sandrine Catalan-Massé, une Boomeuse pétillante et pleine de vitalité.  Journaliste, elle vient d’écrire son premier roman La peau de crocodile. Sa devise : « Il n’est jamais trop tard pour se réaliser ».

 Portrait de boomeuse-Sandrine catalan masse-webmagazine_Femme_50 ans

C’est quoi être une Boomeuse ?

Etre (presque) une boomeuse c’est avant tout une sensation de liberté intérieure. Elle m’envahit sans que je puisse réellement l’expliquer depuis ces derniers mois. C’est comme un lâcher prise qui s’opère par rapport au monde extérieur, ses obligations, ses injonctions parfois, son rythme effréné souvent. Débarrassée enfin de toute contrainte, j’ai la sensation dans ma vie personnelle, amicale et professionnelle de réaliser les choses avec beaucoup plus de sens sans céder à la pression, au regard des autres, à ce qu’il faudrait être ou pas pour être « politiquement correcte ». J’ai trouvé « ma » vérité. Du coup cela se voit à l’extérieur. Je m’étoffe en sérénité, en sincérité et en féminité.

A 50 ans vous changez de profession. Pourquoi ?

Je n’ai pas pris un virage tout à fait à 180°. Je suis toujours journaliste en presse féminine, mais j’ai ouvert mon champ des possibilités en quelque sorte. Je ne pourrai jamais me passer du plaisir d’écrire. En passant de l’écriture journalistique à une écriture plus romancée comme celle de mon premier roman « La peau de crocodile », je gagne en liberté d’expression. L’écriture d’un livre n’est plus du tout formatée comme celle d’un article. Je décide seule du destin de mes personnages !

Qu’avez-vous changé d’autre ?

Contrairement à mon héroïne, je n’ai pas changé de mari ! (rire). Approcher la cinquantaine ce n’est pas non plus obligatoirement le grand chambardement dans sa vie. Je n’ai pas attendu cet âge-là pour m’interroger sur mes priorités.

J’ai changé plutôt mon regard sur mon reflet dans le miroir. Je ne peux retenir le temps. Cette idée de vieillir me terrorisait à 25 ans et aujourd’hui beaucoup moins. Sans doute car j’ai compris que j’ai perdu d’avance. Alors pourquoi souffrir d’une chose sur laquelle on n’a pas de prise ?

L’enjeu n’est plus dans ma jeunesse. Et j’y gagne miraculeusement en décontraction, en aisance, assurance et cela me rend plus séduisante, je pense. J’ai fait la paix avec moi-même et avec le diktat de la beauté.

Pourquoi 50 ans est-il l’âge idéal pour changer de vie ?

Je ne sais pas s’il existe un âge idéal mais ma conviction c’est qu’il n’y a pas d’âge pour se réaliser. A 50 ans la vie est loin d’être terminée. Nous n’avons rien à voir avec les quinquados des années 80 qui étaient déjà grand-mère. La femme de 50 ans d’aujourd’hui reste avant tout une femme et aspire à autre chose de plus personnel et de sensuel. La route est encore longue, belle et je l’espère remplie de surprises. Je les attends sans crainte et les bras grands ouverts !

Des projets ?

Plein et dans tous les domaines. Mais à mon rythme. Bientôt New York pour un repérage pour un futur roman. J’emporte mari et enfant pour concilier travail, loisirs et famille … Ah oui ça aussi c’est nouveau à 50 ans. On cloisonne moins ses univers et tout à coup tout circule en soi.

 Avantages et inconvénients de la cinquantaine ?

Plus patiente, plus empathique, plus souriante (je l’ai toujours été en fait), moins stressée, beaucoup plus sure de moi. Seul hic : mon temps de récupération après une soirée debout jusqu’au bout de la nuit. Il s’est incroyablement allongé, je ne comprends pas ! (rire).

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« La peau de crocodile » le premier roman de Sandrine Catalan-Massé en vente sur Amazon Kindle et sur Kobo by Fnac, 4.99 €.
Et pour communiquer avec l’auteur rendez-vous sur la page Facebook du livre.

Propos recueillis par Arielle Granat

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