Power ballad, Room 1015 ou le retour des nineties

Back to the nineties avec  le parfum Power ballad de Room 1015

Les années 90 ou les années lycée pour les quarantenaires. On faisait des boums dans le garage des parents en sifflant le contenu de leur cave et de leur bar. On dansait très serré sur Nirvana, Aerosmith ou Guns n’ Roses. On portait des Doc éculées achetées à Londres, et un vieux cuir trop grand piqué à notre père. C’était la belle vie. Les premières cuites à l’alcool fort qui faisaient tourner la tête, et les baisers à bouche-que-veux-tu qui faisaient chavirer les cœurs.

POWER BALLAD_ROOM 1015_LES BOOMEUSES

Une histoire singulière que celle du fondateur de Room 1015, cette jeune marque de parfumerie d’exception. On aurait presque envie de la raconter en commençant par « il était une fois ». Dr Mike, alias Michel Partouche, pharmacien de son état, s’étiolait dans l’arrière-boutique de son officine. Las de vendre des purgatifs à des mémés à cheveux bleus, il reprend la guitare électrique offerte par son papa des années auparavant, s’exile à Londres et devient, entre concerts et tournées, rocker à part entière. Cinq ans après, il rentre en France et décide de concilier ses deux métiers, et au croisement de la pharmacie et de la musique il trouve le parfum. Ainsi naît Room 1015 dont le nom fait écho à la chambre 1015 du Hyatt Hotel de Los Angeles (West Hollywood), qui fut régulièrement détruite par les groupes de rock dans les années 70, et de la fenêtre de laquelle Keith Richard balança un jour une télé. Epaulé par le duo de parfumeurs Amélie Bourgeois et Anne-Sophie Behaghel de chez Flair, capables de transcrire l’odeur ronde d’un étui à guitare, ou celle métallique, de la peau tout juste encrée, ses créations ont des sonorités « heavy metal ».

Après trois premières fragrances lancées concomitamment en 2015, Room 1015 dédie sa nouveauté à la nostalgie d’une époque sentimentale de notre existence. Celle des premiers baisers à pleine bouche sur fond de « Still Loving You » des Scorpions.

power ballad @Roberto Greco

«Une fragrance fraîche, épicée et cuivrée inspirée par mes années lycée, lorsque nous dansions sur les slows joués par des groupes de hard-rock. Je me souviens des premiers baisers qui sentaient le gin, des chewing-gum que nous échangions fièrement, tels des trophées. Une époque marquée par un style particulier dont les symboles tels que le denim troué, la chemise à carreaux, le blouson en cuir et les Doc Martens reflétaient le désir de rébellion » raconte Dr. Mike.

En notes de tête, incisives et tranchantes, la bergamote, la limette, la menthe crépue et le pamplemousse évoquent une célèbre gomme à mâcher et les bonbons acidulés. Viennent en notes de cœur le genièvre, le rhum, le cumin, la coriandre et le cassis qui font référence au rhum et au gin, ingrédients festifs indispensables de toute boum qui se respecte. Puis en notes de fond, les bourgeons de peuplier, le vétiver, le labdanum et le cèdre pour le côté sensuel du french kiss interminable tout juste expérimenté.

POWER BALLAD, ROOM 1015, eau de parfum 100ml : 120 euros
Liste des points de vente : www.room1015.com

Judith Girard-Marczak 

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