Pourquoi j’aime les femmes !

Pourquoi j’aime les femmes. Et donc conséquemment vous toutes. Je ne suis pas en train de dire que j’aime les femmes sexuellement, non c’est autre chose, de plus fort et de plus beau encore. J’aime être une femme et j’aime les femmes entre elles.

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Pas toujours, hein, qu’on s’entende bien. Parfois, les femmes entre elles, elles sont pas franchement bienveillantes (cf les commentaires de Anne Sinclair sur les tenues de Brigitte Macron), parfois elles sont même franchement aigries, mais néanmoins quand la confiance est là, que c’est bon de rire entre femmes, que c’est bon cette complicité, tous ces « moi aussi » .

Hier, une femme m’arrête dans la rue  pour me dire qu’elle aime mon allure. Elle était toute gênée, elle me dit  que c’était idiot sans doute d’arrêter quelqu’un pour lui raconter ça, mais qu’elle pensait que nous, les femmes, il fallait qu’on se dise ces choses les unes aux autres parce que sinon qui nous les dirait ? Rien n’était crispé chez cette femme au visage placide, et ça m’a fait un bien fou sa façon naturelle d’aborder une inconnue, sa délicatesse aussi que je voyais à la manière dont elle tenait son corps en retrait, comme pour pas m’importuner.

Certains hommes pensent que les femmes se regardent entre elles par rivalité, pour se comparer, mais moi je crois qu’on vaut mieux que ça.

J’adore, quand je voyage, cette espèce d’élan qui me pousse vers les femmes, la façon dont j’ose détailler leurs visages, dont je suis là à les… apprendre en quelque sorte.
Il y a de la joie à partager entre femmes, une espèce de protection naturelle aussi qui vient des tréfonds de soi, une empathie. J’ai parfois le sentiment d’appartenir à un PEUPLE de femmes et peut être que ce webzine, Les Boomeuses, c’est ça au fond : une communauté de femmes de la même génération qui s’informent, rient, échangent, cherchent un élan, se stimulent entre elles. On a spontanément l’envie de vous appeler par votre prénom, d’en savoir un peu plus sur vos vies et c’est parfois le cas…

6 Comments

  • Répondre mai 30, 2017

    manon

    Perso je ne me suis jamais faite arrêter dans la rue par une de mes congénères pour recevoir une pluie de compliments …. ceci dit…. Ceci dit, il y a des gens, des précieux qui ont effectivement ce quelque chose d’indéfinissable… ce que plus communément on appelle « aura » Ces ovnis là passent leur vie à pousser des portes et dès lors tous les regards s’arrêtent pour quelques secondes, cela n’a absolument rien a voir avec le rapport de séduction male femelle, male male femelle femelle enfin toute cette combinaison infinie qu’on pourrait bien imaginer Rien a voir non plus avec la jalousie (sauf pour les plus con(ne)s) Non, à mon sens c’est une question d’ame…
    Je crois en l’ame, l’ame qui désarme, l’ame qui transparait, celle qu’on porte en étendard à son insu, celle qui nous définie, ou plutot celle qui devrait TOUS nous définir mais que la plupart on perdu depuis longtemps (ou n’ont jamais trouvé…) celle qui poussée par un vent d’idéal ou à contrario un vent de « désabusion », montre en transparence tout ce qu’on voudrait parfois cacher, la noblesse d’une foi en quelquechose, d’une sorte de révélation, d’une magnificence, d’un concept qui nous anime, d’un art de vivre, bref d’une grandeur, d’une force qui nous dépasse tout entiere, celle enfin qui se drape dans des apparats qui forcement seront en adéquation avec cette flamme que l’on porte en soi….celle (pour finir) qui explique notre présence en ce bas monde.
    Il y a la mode puis il y a le style. (Coco avait raison…) Il y a le paraitre puis il y a l’Etre. Le paraitre est voué à disparaitre. Et quant au plus fort de l’age d’or, cette trentaine conquérante, cette quarantaine qui n’a rien à faire hormis d’etre elle meme et en imposer sans meme y songer, ces deux décennies là irradient…. alors nul besoin d’artifices pour révéler la beauté, ce bijou à l’état brut où l’ame transparait….. Puis arrive la cinquantaine, ce regard qui ne peut plus rien planquer, ces rides comme autant de sillons qui retracent nos histoires, ce moment de vérité face a soi meme, et tant pis pour les normes, tant pis pour les standards, nous sommes raccord accord avec qui nous avons toujours été (tout bistouri n’est qu’utopie ! ) Nous sommes comme ca, nous sommes tour a tour beau ou laid, mais cette flamme que beaucoup ont négligée, réapparait plus incandescente que jamais, elle prend alors toute la place et nous consume enfin….

    Il y a beaucoup de Dorian Gray…. à vrai dire on ne voit plus pratiquement que « ceux la »…. ceux (celles) qui confondent érotisme et pornographie, sensualité et vulgarité, dandysme et provocation lourde et ridicule, autant de scènes de pornographie affichées sous nos yeux défaits… Puis parfois, il y a cette fleur gracile qui surgie du purin…. cette fleur inconsciente de son parfum, de sa grace, de ses épines aussi, de son pouvoir et de ses fulgurances… Cette sorte d’orchidée qui s’étonne d’un monde qui ne tourne plus très rond depuis bien longtemps… Elle ne pourra rien y changer, au mieux elle aura fait partie de ce monde et il l’aura porté comme un espoir évanoui.. Les orchidées sont une espèce protégée, elles évoluent ainsi à l’abri de la tourmente et du chaos, elles cherchent en permanence les clairs obscurs, l’équilibre fragile et se méfient de toute chose établie, surfaite, artificielle…
    Il est à constater sur le tard qu’il y a beaucoup de masques, autant d’horreurs que de portraits atrocement figés qui se révèlent sur le tard, et puis plus avant… toutes ces âmes errantes qu’on a négligé toute une vie et qu’on a pas su porter dignement.

    • Répondre août 16, 2017

      dominique mallié

      Merci Manon pour ce très beau texte en sus d’être intelligent que je découvre fort tardivement. je vous engage à venir sur ma page fb à mon nom car j’arrête incessamment ma collaboration aux Boomeuses et j’aimerais beaucoup poursuivre des échanges avec vous … belle journée

  • Répondre mai 20, 2017

    matchingpoints

    Disons, les rapport entre les femmes est autre chose que le rapport homme/femme. Il n’y a pas de séduction,mais par l’histoire, par le passé, beaucoup restent encore dans l’esprit de concurrence. Mais il nous semble que les jeunes femmes sont libérées de cet esprit, on n’a qu’à sortir dans les restaurants le soir et observer ces grandes tables exclusivement féminines, et l’on peut constater qu’elles s’amusent drôlement, sans leurs compagnons !

    • Je ne pense pas qu’il n’y ait pas de rapport de séduction, je pense que la séduction est inhérente à l’espèce humaine ; disons qu’elle n’a pas un objectif de sexualité mais elle existe tout de même à partir du moment où on est face à un être humain quel qu’il soit, la forme change, l’objectif pas toujours conscient aussi, mais elle est toujours présente.Enfin, il me semble …

  • C’est important ce que vous dites en effet, Chantal, je crois que les femmes entre elles peuvent ne pas être tendres, comme je l’ai (légèrement) évoqué. Et c’est bien dommage car je me sens appartenir à une communauté de laquelle toute jalousie, mesquinerie sont pour ma part complètement exclues .Au contraire, j’ai de l’admiration pour beaucoup de femmes, pour leur courage, leur voix qu’elles font entendre, pour le défi permanent pour les femmes de notre âge de vieillir au mieux, pour la détermination à mener nos vies comme nous l’entendons.
    J’ai été profondément blessée de lire dans la presse tous les commentaires à propos de la femme de notre président. Nous sommes encore dans une société où les différences, y compris celles liées simplement au sexe auquel nous appartenons sont toujours bien là et c’est parfois d’autres femmes qui sont les auteurs de ces remarques d’une totale désobligeance. Alors, je crois profondément qu’il nous faut ne pas accepter être jugées, qui plus est par d’autres femmes, qu’il nous faut nous soutenir, nous aider. Oui, cette dame qui me fait cette remarque dans la rue dit cela , une forme de reconnaissance, débarrassée de la jalousie, qui se limite à une apparence certes, mais qui néanmoins a le mérite extraordinaire de ne pas sentir la rivalité qui me fait horreur.

  • Répondre mai 17, 2017

    chantal C.

    ah que j’aime la façon dont cette inconnue vous a abordé ! J’aime surtout son courage car le nombre de fois où je me suis retournée sur une femme particulièrement bien habillée, qui dégageait un je ne sais quoi de charme, d’élégance …. et que je n’ai jamais osé aborder pour lui en faire compliment.

    Notre société est malheureusement un peu en panne de cette vertu (oui, pour moi c’en est une) qu’est la bienveillance, la gentillesse, la sincérité. Pourquoi relève-t-on le plus souvent des pointes de jalousies envers une autre femme (oui, c’est rarement envers la gente masculine) ? Parce que c’est malheureusement ce que j’ai pu constater assez souvent, notamment dans le milieu professionnel parfois enclin à une rivalité certaine.

    Pourtant, qu’est ce que cela peut-il bien nous enlever de reconnaître la beauté, l’intelligence, enfin ce que l’on peut admirer chez l’autre ?

    Rien ! Bien plus, cela fait rayonner de l’amour (sans grand A), de l’empathie, enfin bref, le sourire ou le compliment qui fait que les deux se sentent regardées, exister dans le regard de l’autre.

    Mieux que cela, cela rend meilleure, cela enlève cette mesquinerie qui parfois vient nous tarauder facilement, surtout lorsque le groupe s’en mêle ….

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