Nabila Chemillier, la beauté
en héritage avec Odaïtès

Portrait de Nabila Chemillier, la charmante fondatrice, avec ses soeurs, d’Odaïtès, une marque de soins sensoriels inspirée des formules « apothicaires » de leur grand-mère. Elle nous parle avec enthousiasme de sa marque, née d’une belle histoire de transmission familiale, mais aussi du plaisir d’avoir 50 ans.

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Nabila Chemillier, fondatrice avec ses soeurs d’Odaïtès.

C’est quoi être une Boomeuse ?

Je trouve que la cinquantaine est un très, très, bel âge que je n’appréhendais pas du tout comme ça quand j’étais plus jeune. Aujourd’hui, je suis heureuse d’avoir cet âge. Parce que d’abord, j’ai la chance d’être en bonne santé et d’être toujours très active. C’est un âge où l’on aborde énormément de choses avec beaucoup de sérénité. Et ça donne un autre goût à la vie. On profite différemment de tous les moments, grâce à une nouvelle sagesse, mais sans tomber dans le côté triste de la sagesse. On n’est pas dans l’abandon des choses, plutôt dans le recul, tout en vivant toujours les choses avec beaucoup de passion. Je suis très heureuse d’être dans cet âge !

Il y a quelques années vous avez décidé de changer de vie, pourquoi ?

J’ai travaillé pendant une vingtaine d’années dans la finance et l’assurance. D’une part j’avais fait le tour de ces métiers et d’autre part, j’ai trouvé que c’était in fine un peu «sec», que je travaillais comme une folle, que je n’avais plus de temps pour moi, que je ne voyais plus passer la vie, ni les jours, que je ne profitais ni de mon mari, ni de mes enfants, et que ce n’était absolument pas la vie à laquelle j’aspirais ; d’autant plus que j’avais eu des soucis de santé et que je m’étais rendu compte de la valeur de la vie. J’ai donc décidé un jour que je ne voulais plus de tout cela et j’ai démissionné. Pendant une petite année, je me suis posée pour me retrouver, retrouver mes enfants, mon mari, ma vie. Et lui redonner un sens différent. C’est à cette période que mes deux sœurs m’ont proposé de reprendre l’héritage que notre grand-mère nous avait légué. Le hasard fait d’ailleurs bien les choses, puisque à son décès, on s’était dit, «  pourquoi ne pas transmettre tout cet héritage extraordinaire ». C’est comme cela que l’idée est née. J’ai d’abord pris 2/3 années pour moi, car c’était une période intéressante. Les enfants étaient en 2 nde, 1ère et terminale, c’était des années importantes de leur vie aussi et j’avais envie de les vivre avec eux et de les accompagner. Ensuite avec mes soeurs, nous nous sommes investies dans le projet, et on a commencé à redévelopper les formules (en se les remémorant). Il nous a fallu et ainsi on a lancé la marque en septembre 2014. Le nom Odaïtès est un hommage à Daïtés, dieu grec inventeur des festins.

Parlez-nous d’Odaïtès

C’est une histoire familiale, quelque chose qui était probablement en nous depuis très longtemps, même tout bébé. Déjà enfants, en Tunisie, notre grand-mère nous biberonnait à la fleur d’oranger et surtout obligeait ses 3 petites-filles (moi et mes soeurs) à participer à tous les rituels, et je peux vous dire qu’enfants, ce n’était pas la chose qui nous amusait le plus !On avait envie d’être ailleurs à jouer. On avait la chance d’avoir un très grand jardin avec énormément de bigaradiers, de géraniums, de roses. On ramassait (en fonction des saisons), les roses, les géraniums, les fleurs d’oranger (plus précisément de l’oranger amère, c’est à dire du bigaradier), puis on étalait les fleurs. Tout de suite après, on les distillait à l’alambic. Il y avait tout un ajustement à faire : la température, l’eau, faire attention au tri des fleurs… Il y avait un grand souci de rigueur, que ce soit dans la distillation des eaux florales, des huiles essentielles ou dans la préparation de baumes.

Notre grand-mère adorait nous tartiner de baumes différents qu’elle préparait. Ce sont des souvenirs extraordinaires qui sont restés très très forts dans notre mémoire et qu’on a décidé de faire revivre.

Ce n’était pas un métier pour ma grand-mère, elle le faisait pour elle. Elle avait perdu son mari très jeune, et comme maman travaillait, c’est elle qui s’occupait de ses 3 petites-filles. Elle était avec nous à la maison et elle se devait de nous transmettre tout ça, comme sa grand-mère l’avait fait pour elle. C’était très important que la chaîne de transmission ne s’arrête pas.
Odaïtès est une marque sensorielle dont l’objectif est de faire revivre ces vieilles formules, mais surtout de faire revivre l’âme de ces formules, en gardant tous les ingrédients qu’utilisait notre grand-mère dans la forme la plus originelle. Nous ne travaillons qu’avec des huiles vierges et non des huiles raffinées, qu’avec cette sève de date que notre grand-mère utilisait (elle écrasait la chair de la datte, pour en faire un sirop), avec du jus frais d’aloé vera et non du jus reconstitué, des huiles essentielles issues de la distillation à la vapeur… Du coup on travaille des formules avec ces matières premières fraîches et donc très riches en nutriments, quitte à ne faire que des petites séries. Bien évidemment, le néroli (l’huile essentielle de la fleur d’oranger) est la marque olfactive de nos soins, car c’est cette odeur qui nous a le plus marquée.

50 ans, l’âge d’une nouvelle vie ?

Oui complètement. Ce qui est formidable, c’est de vivre finalement sa passion. Elle était là, enfouie en nous. On se spécialise durant ses études, puis on commence à travailler dans ce domaine de spécialité qui n’est pas forcément le domaine de sa passion et un jour, ça finit par rejaillir. Aujourd’hui, c’est ça qui me fait vibrer. Ce n’est évidemment pas facile tous les jours, il faut beaucoup d’énergie, mais c’est extraordinaire de faire vivre sa passion.

Odaites-Nabila Chemillier

Les 3 soeurs

Des projets avec Odaïtès ?

Oui, bien évidemment. On a d’autres produits que l’on est en train de développer avec un lancement j’espère l’année prochaine, et on continue à faire vivre la marque en allant à l’international.

Avantage et inconvénients de la cinquantaine ?

Inconvénients : est-ce qu’il y a un inconvénient… Nabila réfléchit un long moment, n’en voyant pas.
C’est peut-être que son corps n’arrive pas toujours à vivre sa passion. L’âge est quand même là, même si on a encore toute l’énergie dans sa tête, c’est parfois plus difficile de faire suivre le reste.
Avantages : nombreux, la cinquantaine est un âge que je trouve magnifique, c’est le parfait équilibre de vie entre passion et sagesse. C’est vraiment sympa de vivre ses 50 ans !

 

La gamme Odaïtès

5 soins composent pour l’instant la gamme Odaïtès
La crème sensationnelle, pour illuminer et revitaliser la peau, le sérum réparateur anti-âge pour sublimer et régénérer la peau, le masque lumière anti-âge qui lisse et éclaire, l’eau de soin démaquillante qui purifie et restaure l’hydratation et le baume nourrissant, un flacon roll-on nomade pour nourrir et apaiser toutes sensations de sècheresse du corps ou du visage.
Renseignements sur https://www.odaites.com/

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