Comment ?
Vous n’arrivez pas à maigrir ?

Comment ? Vous n’arrivez pas à maigrir ? 

Cette semaine Dominique Mallié, parle d’un sujet qui fâche, les 2/3 kilos en trop et les régimes !

Et voilà, je ne sais pas vous, mais moi, j’ai pris deux kilos avec ces fêtes , et ça c’est pas la catastrophe, certes mais je sais que les perdre va relever d’une et d’une volonté hors norme … QUE JE N’AI PAS… ( hélas).
Car, combien on a essayé de régimes ? Combien de fois on a espéré le miracle, guettant le poids sur une balance qu’on trimballe dans l’appartement en constatant des différences en fonction de la nature des sols, de l’irrégularité du plancher, du matin, du soir, combien de fois on a consulté une diététicienne, payé pour ça, combien d’invitations refusées, d’apéritifs boudés, d’articles lus, de conseils avisés donnés çà et là ? Au final, les kilos sont toujours là, se perdent un temps et reviennent derechef, dès qu’on lâche la bride, plus nombreux : troupeaux adipeux ou aqueux à l’assaut de nos hanches, nos cuisses, nos fesses, notre ventre voire nos bras…

A la ménopause (on nous bassine assez avec ça) on prend des kilos . Cette fatalité là, elle nous est tombée dessus à la cinquantaine et parfois un peu avant. On a fait le constat que la tranche de saucisson avalée avant le repas, que le petit bout de fromage ingurgité sans y penser allaient tout faire foirer le lendemain sur la balance . Comment notre corps, notre métabolisme peuvent ils réagir ainsi ? Aussi rapidement, aussi méchamment.

On a essayé de ruser, acheté  de l’allégé, du zéro pour cent, du sans sucre, du sans gras, du … On n’a même plus trop su ce qu’on avalait tant c’était pauvre en tout, voire devenu rien en fait.

On a connu d’ailleurs des hypoglycémies mémorables qui nous ont fait nous précipiter sur un peu de sucre rapide, pleines de culpabilité. On ne s’est nourries que de protéines au risque d’avoir une haleine de chacal… Bref, le parcours de la combattante on le connait à fond et toujours ces kilos ont continué à nous narguer sur l’affichage de notre balance …

La balance, parlons en…

On les a toutes essayées aussi : celle qui sépare la masse grasse de la masse musculaire, celle qui affiche un poids au gramme près (et quelle satisfaction que de voir qu’on a perdu 50 g car à force on est devenues complètement obsessionnelles) et pour finir on a repris la balance à aiguilles, plus gentille car plus approximative. On a connu les visites chez le gynéco :  » montez sur la balance ma petite dame, oh, oh, ON a pris deux kilos depuis la dernière fois , ON se laisse aller, PAS BIEN DU TOUT », on s’est fait sermonner, menacer de toutes sortes de maladies si on continuait à s’empiffrer, on a baissé la tête, on aurait bien serré nos poings dans les poches si on avait pas été à poil…

Boire de l’eau

On l’a bien écouté le slogan  » Buvez, éliminez », oui, mais voilà on a surtout beaucoup bu, jusqu’à frôler le botulisme, jusqu’à nuire à notre vie professionnelle, amoureuse, par les passages incessants aux toilettes. On a porté dans nos sacs des bouteilles d’un litre et demi qui nous donnaient une démarche de déménageur, sifflé des tisanes drainantes à n’en plus finir, on s’est retrouvées coincées dans les embouteillages avec une envie de faire pipi qui nous obligeait à allonger le siège tant la vessie devenait douloureuse….

Alors moi, quand j’entends une amie dire qu’elle s’est mise au régime, je fais l’air de rien, mais je lis bien la consternation qui accompagne l’aveu, tous les renoncements derrière ça, toutes les frustrations qui se disent là.

Donc nos deux, trois kilos voire plus (faisons confiance aux magazines qui ont bien compris la manne et qui vont tous y aller de leur spécial « perdre du poids après les fêtes »… ) vont nous narguer encore longtemps, il faut se faire une raison et adapter sa garde-robe. Je vois que ça moi qui suis très raisonnable … euh… raisonneuse !

 

Dominique Mallié, blogueuse nous livre chaque mercredi sa vision de cinquantenaire sur des sujets qui la touchent, l'émeuvent ou la font s'interroger sous la forme de chroniques au ton décapant. Elle tenait le blog «chic, j’ai cinquante ans » sur l’Express Styles avant de rejoindre Les Boomeuses. Prof de lettres, elle organise régulièrement des lectures de textes qu'elle écrit dans sa ville d' Avignon. Passionnée d'art, elle court les expositions et nous fera également partager quelques-uns de ses coups de coeur pour les artistes.

 

 

 

3 Comments

  • Répondre juin 12, 2017

    helene

    Hahaha ! c’est tout à fait ça ! je galère moins car je n’aime pas vraiment manger (disons qu’on ignore le fromage et le chocolat) tant le moindre bout de nourriture en plus sur la liste fait grimper l’addition, donc je suis au pain sec et… pardon, j’ai supprimé le pain qui me fait enfler comme une montgolfière, depuis je suis rongée par une faim que nul agar agar ne parvient à enrayer mais patience, le temps que l’estomac rétrécisse un peu. Donc je suis aux lentilles (et pas mal d’autres choses) et à l’eau, ça manque un peu de tartines beurrées/miel trempées dans le chocolat chaud avec 3 sucres mais je préfère ça aux crises de larmes devant la gélatine qui m’envahit bras dos et cuisses à chaque paquet de gâteaux empiffré 😛
    Par contre ok, depuis quelques mois j’ai adopté une meilleure hygiene alimentaire, non restrictive (si on ne compte pas l’éviction des pains gateaux viennoiseries et autres saletés au sucre), mais impossible malgré la séance (courte mais fréquente je n’aurais pas le courage de souffrir une heure) de rameur et/ou de gym quotidienne (j’aurais bien essayé le yoga mais pas de colonté pour quelque chose d’aussi lent et donc fastidieux et prendre des cours est exclu, c’est cher pour quelque chose qui ne m’intéresse pas et le discours neobab’ peace and love la vie est belle qui accompagne ces disciplines me saoule au plus haut point je le trouve opportuniste et hypocrite l’irritation qui en résulte annulerait les effets de l’exercice), impossible donc de descendre en dessous de 58 kilos, il y a un an c’etait 56 je suis ravie, woohoo.
    Du coup les breuvages drainants qui étaient mon seul espoir (malgré leur gout affreux je pense au maté et je n’aime pas le thé vert, les cocktails de plantes encore moins) sont vains ?
    Vraiment la vie ne vaut la peine d’etre vécue à table que tant qu’on peut impunément engloutir son petit dèj’ à l’anglaise, ensuite c’est le bagne.

  • Répondre janvier 6, 2016

    dominique mallié

    J’en ai bien peur … en plus on le sait très bien ce qu’il faut faire ou plutôt ne pas faire, le problème c’est qu’on doit se trouver encore pas si mal pour ne pas avoir la volonté de …. 😉

  • Répondre janvier 6, 2016

    anna bartoli

    Ah ah , voilà un sujet qui fâche ! tout à fait d’accord, ces kgs insidieusement qui s’installent, c’est une plaie ! et qui résistent à tout régime.. et de plus est-ce qu’on a envie de le faire ce régime ? alors que la nourriture est une telle source de jouissance …
    je partage complètement et moi aussi je promène ma balance dans l’appartement, vous m’avez bien fait rire …
    On est vraiment toutes pareilles alors ? 🙂
    merci Dominique

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